


Ar c'helenn e brezhoneg ? ur chans evit ho pugel ! L'enseignement en breton ? Une chance pour votre enfant !
POUR LE DEVELOPPEMENT INTELLECTUEL
Un bilinguisme est un facteur de développement de l'intelligence dans des domaines aussi essentiels que celui de la pensée abstraite et symbolique (apprentissage des mathématiques par exemple). Sur le plan purement linguistique, l'enfant bilingue fournit des prestations significativement supérieures à celles d'un enfant monolingue, et cela dans les deux langues. Plus l'enfant est jeune et plus l'acquisition lui est facile.
Jean PETIT - Psycholinguiste
POURQUOI LE BILINGUISME PRECOCE ?
C'est entre 3-4 ans que la capacité d'apprentissage des langues est maximum. C'est là que les capacités de mimétisme, sur quoi est fondé l'essentiel de l'apprentissage d'une langue, sont maximales. Après 13 ans l'appareil phonatoire et articulatoire se fige, ce qui explique que les adultes ont tant de mal à apprendre les langues étrangères. Après 13 ans aussi l'enfant commence à avoir des raisons sociales, des contraintes caractérielles, des séries de réticences dues à l'apparence qu'il entend défendre, la peur du ridicule qui sont des attitudes d'adultes. Un enfant est éminemment favorisé par l'évacuation de toutes ces contraintes, de toutes les censures qui caractérisent l'adulte qu'il commence à devenir après 13 ans. Les expériences qu'on a faites démontrent l'aptitude chez l'enfant au mimétisme phonétique mais aussi la capacité articulatoire et phonatoire : acquisition par conséquent non seulement du vocabulaire et de la syntaxe mais aussi de la prononciation. Ce qui entraîne donc une capacité d'apprendre les langues étrangères mais aussi une capacité à la réflexion et à l'analyse et, généralement, aux conduites réflexives dont les mathématiques sont une des formes les plus élaborées mais pas la seule.
Claude HAGEGE - Linguiste
Le cerveau de l'enfant est prédisposé à acquérir, par imitation et par reproduction active, toute langue parlée dans son entourage. Il apprend aussi aisément qu'il a appris sa langue maternelle, inconsciemment et quel que soit son quotient intellectuel. En un mot, tout enfant capable d?apprendre sa langue maternelle est capable d'en apprendre une autre. La stratégie universelle et innée qu'il met en oeuvre pour cette acquisition simplifie la langue pour pouvoir mieux l'assimiler. Elle produit donc des erreurs qui s'éliminent progressivement et naturellement. Ces déviances constituent autant d'étapes de l'acquisition et doivent donc être traitées avec ménagement. Cette stratégie acquisitionnelle est pleinement opérante dans le très jeune âge. Si l'on attend qu'un enfant ait 6 ou 7 ans pour lui faire aborder l'apprentissage d'une deuxième langue vivante, l'on ne fait que perdre un temps précieux.
Jean PETIT - psycholinguiste
POURQUOI LE BRETON ET PAS L'ANGLAIS ?
Il n'est pas utile d'apprendre l'anglais d'abord. L'enfant qui apprend le breton apprendra très bien l'anglais ensuite. Plus un enfant possède de moyens d'expression, plus il sera adapté à son temps de circulations intercontinentales.
Françoise DOLTO - Psychanalyste, spécialiste des enfants
Je suis persuadé que les petits bretonnants parleront mieux l'anglais que les unilingues français. Il n'y a pas de perte d'énergie à apprendre la breton.
André MARTINEZ - Professeur à la Sorbonne
Toutes les langues sont utiles indépendamment de leur utilité sur le maintien de la culture et de l'environnement. Elles sont utiles sur un simple plan de formation intellectuelle et donc de la réussite socioprofessionnelle. L'enracinement bilingue d'un enfant breton dans les deux langues breton-français, c'est la base qui lui permettra de toute façon de développer son quotient intellectuel dans tous les domaines, particulièrement l'apprentissage de l'anglais le moment venu. Donc il n'y a aucune nécessité de donner une priorité artificielle à une langue qui n'est pas celle du terrain et de l'environnement. Le choix utilitaire que pourraient faire les familles en préférant le bilinguisme français-anglais au bilinguisme breton-français tourne en réalité le dos à l'utilité.
Gilbert DALGALIAN - Directeur pédagogique de l'Alliance française
Si l'enfant vit des situations dans la langue régionale, des situations en français, s'il apprend à l'intérieur de ces situations et, si de temps en temps, on lui permet de faire des comparaisons de manière à bien expliciter les différences qu'il y a d'une langue à l'autre, ce ne peut être que positif et on s'aperçoit que, loin d'entraîner une gêne, chacune des deux langues et chacun des deux savoirs enrichit l'autre. Les élèves avec lesquels je travaille sont tellement bien entre le français et l'occitan que nous avons lancé des explorations de langues étrangères et de construction même de famille de langues. On a des gamins qui au CM sont capables de repérer un texte en allemand, flamand et qui ont un appétit de rentrer dans les langues étrangères extraordinaire. Le fait qu'ils soient en classe bilingue et qu'ils ont travaillé le français et l'occitan fait qu'ils ont, face à une autre langue qu'ils ne connaissent pas, une approche intelligente, analytique tout de suite. Ils ont une aptitude à produire des textes comparativement bien supérieure aux autres enfants. Je suis convaincue que la classe bilingue est une direction qu'il faut approfondir, encourager, multiplier. L'avenir devrait être que toutes les écoles fonctionnent de cette manière.