PARENTS, SI VOUS LE SAVIEZ, VOTRE ENFANT APPRENDRAIT EN BRETON !
De nombreuses recherches démontrent les avantages du bilinguisme précoce mais, à défaut d’information, beaucoup de parents les ignorent. Les linguistes, psycholinguistes, enseignants ont mis en évidence :
1) L’intérêt d’un enracinement socio-affectif et socio-culturel En Bretagne, le bilinguisme breton-français bénéficie d’un environnement culturel social et affectif tout à fait favorable. Les psycholinguistes le confirment : lorsque l’on vit dans une région avec une langue et une culture spécifiques, le bilinguisme français/langue régionale sera beaucoup plus bénéfique à l’enfant qu’un bilinguisme français/langue étrangère. Evelyne CHARMEUX, professeure, exprime aussi cet avis : « L’avenir c’est le plurilinguisme et dans ce plurilinguisme les langues régionales ont un rôle capital à jouer. L’avantage qu’elles ont sur les autres c’est qu’elles permettent un enracinement socio-affectif et socio-culturel indispensable à l’enfant ».
2) Un développement des capacités intellectuelles de l’enfant. Le cerveau se développe principalement dans les premières années de l’existence. Plus il est sollicité et plus il se développe. Il faut donc profiter de ces premières années pour solliciter l’intelligence de l’enfant et le bilinguisme est une bonne façon, et pas la seule, de le faire. Le bilinguisme ne s’adresse pas à une élite car comme l’écrit Jean PETIT, psycholinguiste, « Le cerveau de l’enfant est prédisposé à acquérir, par imitation et par reproduction active, toute langue parlée dans son entourage. Il apprend aussi aisément qu’il a appris sa langue maternelle, inconsciemment et quel que soit son quotient intellectuel. En un mot, tout enfant capable d’apprendre sa langue maternelle est capable d’en apprendre d’autres ».
3) Une meilleure connaissance de chaque langue utilisée Chacune des deux langues enrichit l’autre. Selon G. DALGALIAN, linguiste, « Les langues, ça ne fonctionne pas comme les vases communicants. Les langues ne sont jamais en concurrence. Plus on en apprend et plus cela facilite l’apprentissage de nouvelles langues. Il y a un effet cumulatif. L’apprentissage d’une langue ne nuit pas à l’apprentissage d’une autre langue. C’est tout le contraire ». La grande supériorité d’une école bilingue réside dans le fait que les deux langues sont des véhicules d’enseignement et pas seulement des objets d’enseignement.
4) Des facilités pour apprendre d’autres langues La compétence précoce dans deux langues permet d’en apprendre d’autres plus facilement. Le système phonatoire et oratoire, c’est à dire la capacité à entendre et à prononcer des sons, souple dans l’enfance, se fige vers l’âge de treize ans. Un individu déjà bilingue développe des capacités acquisitionnelles très supérieures à celle d’un monolingue.
Aujourd’hui, dans une centaine de communes de Bretagne, soit dans les écoles Diwan qui pratiquent l’immersion (activités en breton d’abord puis introduction progressive du français), soit dans les écoles publiques ou privées catholiques qui pratiquent la parité horaire, 11 000 élèves suivent un enseignement bilingue breton-français donné par 600 enseignants. Ces chiffres augmentent chaque année de 7 à 10 %. En Bretagne les seules écoles qui permettent un enseignement bilingue précoce sont les écoles bilingues breton-Français. Leur développement constitue une opportunité pour celles et ceux qui veulent exercer en Bretagne une activité professionnelle autant en français qu’en breton.
Pour inscrire votre enfant dans une école bilingue ou pour devenir enseignant de breton ou d’une matière en breton, renseignez-vous auprès du Conseil Culturel de Bretagne ksb@kuzul.info 02 99 87 17 65
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